Jeudi 26 juin 2008

Libre , je me sens libre , plus de cathé , plus de lien avec la maladie à part une simple prise de temps tous les quinze jours! On ressent un réel appel à la liberté , une simple douche ressemble à une apothéose. ( Le cathé ne permet pas de prendre de douche...) Bref , vous avez la sensation de reprendre votre place dans la société!

Au mois de juillet , j'ai commencé à vouloir me reprojeter dans l'avenir , même si mes projets de formation dans le cadre de la mécanique agricole étaient tombés à l'eau , je savais très bien qu'un "simple" bac en génie mécanique ne m'ouvriraient pas de nombreuses portes. Voilà pourquoi , je me suis mis en lien avec l'AFPA de Boulogne sur Mer de façon à reprendre un domaine de formation adéquate à ma situation médicale : Technicien Supérieur d'Etudes en Constructions Métalliques (TSECM) à l'AFPA de Lomme. A côté de ses projets professionnels , je me suis rapproché du monde de l'Ovalie en me réinscrivant au sein du Rugby Club Boulonnais. Bien sûr , je n'ébruitais pas mes péripéties médicales , mais je me souviens encore que durant mon premier footing , j'ai "craché mes poumons"! Mais je continuais , je continuais , ...
En septembre , je descendis à Paris pour faire un myélo de contrôle et recevoir "l'aval" médical pour entamer ma formation. C'est une formation complexe et lourde qui prépare à la fonction de dessinateur/projeteur en constructions métalliques ( 11 mois ).
Mais à une semaine de l'anniversaire de ma grand-mère , je reçu un appel d'un numéro inconnu et ce fut étonnant , mais je sentais bien que cet appel ne serait pas de bons présages . En effet , c'était l'hémato de Saint-Louis qui me demanda d'arriver le lendemain pour effectuer un myélo de contrôle , car il avait des doutes. Si il y a bien une chose qui peut me faire peur c'est d'entendre un médecin avoir des doutes , car ce n'est pas logique! Le lendemain , je pris le TGV de Lille à Paris , pour effectuer la ponction et rentrer sur le centre de formation , le soir-même. Comme le médecin me savait anxieux par l'annonce de mes futurs résultats , il me proposa de me faire le prélèvement en utilisant du protoxyde d'azote (gaz hilarant) de façon à peut-être mieux faire passer la "pilule"! Mais je sentais bien que le climat n'était pas positif et qu'il fallait que je commence à me poser de nombreuses questions qui allaient rester sans réponses. Alors que les résultats n'étaient pas encore arrivés que je commençais à demander à l'hémato de se mettre en contact avec le service d'hématologie de Lille. Deux jours après , l'annonce des résultats fut sans détour , c'était une rechute , je devais retourner dans un chambre stérile pour peut-être envisagé un protocole de greffe , mais la question serait de savoir si il y avait un donneur potentiel autour de moi!

Par Fabien - Publié dans : Celui qui a une leucémie
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Mercredi 25 juin 2008

La maladie vous permet de prendre conscience de nombreuses choses. Et contrairement à toutes les séries américaines qui embellient les sorties d'une sortie d'un traumatisme comme un pardon sur moi-même , dans mon cas , ce fut tout le contraire...
Ces longues heures en tête à tête avec moi-même m'ont permis de me rendre compte que certaines blessures n'étaient pas complétement cicatrisées. C'est vrai , je suis une grande "gueule" , mais je me suis forgé cette carapace pour ne pas permettre aux personnes dénouées de mauvaises volontés de réveiller un Fabien que j'avais plongé volontairement dans l'oubli! Ce Fabien qui a vu pendant des années une mère alternée les passages entre le domicile familial et l'hôpital psychiatrique , un père qui tourne le dos à son rôle et préfère son plaisir masculin et un frère que je n'ai pas vu grandir , tout cela dans un contexte de maladie génétique (la Chorée d'Hungtinton). Bref , avec un air de philosophie , je me demande parfois si tout simplement , la leucémie n'a pas été le déclic favorable pour renaître.
Je n'ai pas à me plaindre de mon enfance , "matérielement" , je n'ai manqué de rien , bien au contraire , à chaque fois que je voulais quelque chose je l'obtenais , j'étais dans la rubrique "enfant gâté". Mais malgé tout , je n'étais pas heureux , car il me manquait une chose essentielle : de l'affection. Je ne suis pas issu d'une famille qui met en avant des marques d'affection à tout va mais dans le cas de mon père , celui-ci ne passait aucunes occupations en compagnie de ses deux enfants. Chaque loisir était "une perte de temps" , il avait toujours autres choses à faire...
Je dis souvent que je me suis élevé seul car mes valeurs , je les ai appris grâce à la Vie! En effet , à mes seize ans , mes parents ont divorcé et pour moi ce fut une véritable "libération". Ce couple atypique , dont était issu deux enfants était composé d'une femme de fort caractère et rongé par son emploi de secrétaire de gestion au sein d'EDF et d'un père ,souhaitant par la pseudo-image d'un patriarche respecté , caché toute sa faiblesse de caractère et sa soumission non virtuelle devant une "maitresse-femme". Je ne suis pas là pour mettre en place un jugement , car un jour , il comprendra peut-être qu'il a commis des erreurs plus graves qu'il n'y pensait! Mes week-end étaient rythmés par des heures et des heures de conflits parentaux. Ma mère avait trouvé un moyen de faire effacer de rendez-vous de deux jours en famille , en nous plongeant dans d'immenses centres commerciaux parisiens de façon à corrompre tous les conflits par l'ivresse de la consommation! Mais certaines vérités ne sont pas bonnes et ne doivent pas être dites...

Par Fabien - Publié dans : Celui qui aimerait comprendre
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Mercredi 25 juin 2008
Comme je l'ai dit ultérieurement , sortir de la réanimation est une sorte de nouvelle naissance car votre corps est marqué par ce traumatisme et vous devez réapprendre des gestes simples de la vie quotidienne (manger , marcher ,...). Pour ma part , j'ai repris une condition physique "normale" au bout d'un mois , mais ce n'est pas pour autant que je pouvais me permettre de sortir comme bon me semblait. Car j'étais encore observé à la loupe par le cercle médical et le cathé qui perçait ma peau me rappellait qu'à tout moment , je pouvais avoir besoin d'être rebrancher!
J'ai trouvé un moyen simple , peu honéreux mais terriblement efficace pour ne pas rester à broyer du noir chez ma grand-mère : je marche. Je marche au point de ne plus penser à rien , je forçais mon corps à comprendre qu'il fallait de nouveau retrouver un esprit sportif mais surtout dépasser mes limites. Je faisais en moyenne deux à trois kilomètres par jour. J'avais mon circuit en tête et lorsque je ne faisais pas cet effort quotidien , je ressentais un véritable manque. Chaque pas , chaque souffle , chaque montée étaient pour moi , un point contre la leucémie.
En juin , mon hémato jugea que l'on pouvait retirer le cathé car ma formule sanguine était normale. Je me rendis donc un matin à Paris (RDV à 9h - Départ de Boulogne à 5H) et là je pus voir le côté "usine" du milieu médical! Je me présenta en hôpital de jour et dans le cas de l'ablation de cathé , il y avait trois petites chambres. Une infirmière préssée me demanda de me dépêcher de me déhabiller et de me mettre au lit car je devais "monter au bloc" très rapidement. Et quand elle disait rapidement , je ne pensais pas que le mot "patient" allait perdre tout son sens! En quelques minutes , je passa du monde civil à un bloc opératoire. L'abalation de cathé peut être réalisé par un anésthésiste. Pour ma part ce fut un anésthésiste , d'accord , mais un anésthésiste préssé aussi. A croire que vivre à Paris stresse tout le monde! Il regarda le cathé et remarqua que la zone était inflammée. Il prit une seringue pour anesthésier la zone mais l'inflammation était telle que le produit était inefficace... Il me regarda , en cachant derrière son masque un grand sourire , et me glissa : "bon c'est un bon gaillard , serrez les dents , ça ne va pas durer longtemps!". Il prit le scalpel , fit une entaille pour libérer le manchon du cathé , tira d'un coup sec pour sortir le tube et me fit trois points pour refermer tout ça et bien sûr le petit détail qui à toutefois son importance : tout cela à vif ! Je pense que si on m'aurait laisser quelques minutes en tête à tête avec cet homme , je lui aurai à quel point moi aussi je peux manier le bistouri! Bref , arrivé à 9h , je suis sorti à 10h! Je compris que le temps c'est de l'argent mais aussi des pansements!

Un cathéter placé sur le torse (photo non contractuelle)
Par Fabien - Publié dans : Celui qui a une leucémie - Communauté : Leucémie
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Samedi 21 juin 2008
Ironie de la Vie , je me demande parfois en effet si les femmes qui ont traversé mon chemin n'avaient pas pour ultime but de vouloir assouvir une légère mais très douloureuse vengeance envers les hommes...
Comme je l'ai dit , je suis très loin d'être un "homme à femmes" , premièrement car j'ai reçu de l'éducation maternelle , des valeurs de gentleman. Certaines de mes amies rigolent souvent lorsque je met souvent "mes principes". Il est vrai qu'à l'heure actuelle , les valeurs morales ont de plus en plus de mal à se tenir... Je ne supporte pas qu'un homme puisse lever la main sur une femme , cela a été un des seuls motifs de bagarre avec des hommes en dehors d'un terrain de rugby. Bien sûr , je ne met pas en sainteté la Femme , mais je trouve qu'il faut savoir devant une joute verbale savoir tenir son impulsivité. Le poids des mots peut être parfois plus blessant qu'une giffle... Et de ce côté là , je connais bien ce sujet. Mais paradoxalement , je ne suis pas rancunier vis-à-vis d'elles...
Nous avons tous notre lot de blessures sentimentales , mais toute la question est de savoir si tout le monde a la même capacité à cicatriser?
Je me suis retrouvé à traverser la France pour une jeune femme qui au bout de quelques mois m'annonçait que tous les projets (études , vie de couple , ...) que nous avions en commun tomberait à l'eau , cela m'a coûté trois années de "galères" à Carcassonne. Mais je ne peux m'en prendre qu'à moi-même , sur le plan sentimental , je suis impulsif , peut-être que je m'endors à l'écoute de mots doux. J'ai quitté l'Aube pour me rapprocher d'elle. Elle vit à proximité de Narbonne chez ses parents. Nous étions tous les deux lycéens. Pour ma part , je vivais dans un studio tout en étant en Terminale Génie Mécanique et travaillant au Mc Do pour finir mes fins de mois. La concernant , elle préparait un CAP tout en étant "surprotéger" dans un cocon familial. Je me suis vu tenir la promesse devant son père que j'accompagnerai sa fille pour qu'elle puisse aller le plus loin possible dans ses études... Mais au bout de quelques mois , elle m'annonçait qu'elle s'arrêterait après son certificat! Conflit de maturité pour certains , incompréhension pour d'autres , mais même si elle essaya par la suite de revenir auprès de moi , je ne pouvais me plonger dans le regard d'une femme qui ,par son impulsivité, remettrait en cause chacun de nos projets communs.
Je ne possède personne et je n'appartiens à personne...
Dans l'amour , c'est ma devise qui me joue le plus de tour... En effet , je ne possède pas le gène de la jalousie , bien au contraire , j'ai toujours estimé que si une femme juge qu'elle n'était pas assez heureuse à mes côtés , je lui laissais toutes "libertés" à se séparer de moi. Je ne suis pas possessif , je ne suis vraiment pas ce genre d'homme prêt à se faire tatouer le prénom de sa belle sur une partie de son corps. Et là , tout est le problème , je suis un boulimique sentimental et ma devise rentre en contradiction avec ma philosophie sentimentale! Peut-être est-ce du au fait , que j'ai vu un couple , mes parents , se torturer pendant des années en restant sous le même toit sous le motif qu'il ne fallait pas se séparer sous le prétexte qu'il ne fallait pas faire "souffrir" les enfants par un divorce. Mais par leur bétise , ils ne se sont même pas rendu compte que les victimes collatérales de ce conflit parental sont toujours les enfants! Dans l'amour , je ne supporte pas le conflit...
Je pourrais être en colère. Il y a quelques années , j'avais repris contact avec une amie que j'avais rencontrer au lycée à Rumilly . Cette reprise de contact n'avait pas de réel objectif que la reprise d'un contact amical. Mais tout dégénéra très rapidement! Durant nos premières conversations téléphoniques , elle m'annonça qu'elle était maman et que le père de cette enfant venait à peine d'avoir 19 ans. Mais sans le savoir , je fus enmené dans un mélange de mensonges ,  plus tortueux les uns que les autres , au point d'avoir le rôle de l'amant. En effet , elle me faisait part des problèmes rencontrés dans son couple (immaturité de son compagnon voir jusqu'à des violences conjuguales) mais aussi des sentiments qu'elle avait à mon égard. Cela arriva même au point que descendit à Rumilly pendant deux jours. Mais là , je commença à me poser de réelles questions sur ce navire. Cela ne la choquait pas de me recevoir dans son studio en compagnie de son fils en bas âge avec des photos de son compagnon accrochés un peu partout! Au point même que je dus refuser "ses avances" , car mes prinicipes arrivaient à calmer mes ardeurs masculines...
Mais quelques jours après mon retour dans l'Aube , je reçu en pleine nuit un appel de cette femme , qui me signalait , dans des sanglots , que son compagnon avait levé la main sur elle et qu'elle était dehors en pleine hiver avec son fils. Mon cerveau ne prit qu'une seule initiative : ils doivent venir vivre sous mon toit. Je lui "ordonna" de prendre le premier train car elle ne devait plus rester dans ce genre de cadre. Elle me confirma qu'elle devait arriver à la gare de Romilly sur Seine sur les coups de 17H. Je me rendis à l'heure exacte sur le quai de la gare , mais bien sûr personne et là je compris que j'avais de plus en plus de liens génétiques avec un pigeon! Le soir-même , alors que je me faisais un sang d'encre car je n'arrivais plus à la joindre , je tombais à chaque fois sur son répondeur , je reçu sur les coups de 22h , des appels d'un numéro que je n'avais pas en mémoire. Ces appels devenaient insistants. Je répondis et ce fut la voix de son compagnon qui me vouvoyait alors que je le tutoyais. Avec une voix triste , il me demanda si j'étais actuellement avec notre compagne "conjointe". Je répondis , tout en gardant un ton sec et froid , à ce jeune homme , qui selon les propos de sa compagne , était violent avec elle. Et là ce fut une révélation , tout était mensonge. Il me raconta pendant plus d'une heure toutes les manipulations sentimentales , morales voir financière que cette femme avait réaliser depuis notre reprise de contact. Le terme "claque" serait encore leger! J'avais préparer son arrivée au point que j'étais aller chercher un lit pour enfant dans un magasin. Et voilà , je me retrouvais assis dans le noir à côté d'un lit pour enfant et victime d'une manipulation terrible. Je me souviens que les idées étaient tellement noires , que je pris l'initiative d' aller aux urgences... Je me réveilla dans un lit d'hôpital , le cerveau vide grace aux calments mais avec une hémoragie sentimentale...
 
Par Fabien - Publié dans : Celui qui aimerait aimer
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Vendredi 20 juin 2008

Mon arrivée à Rumilly fut assez mouvementé puis que le club avait vu ces projets un peu grand puis que les deux lycées en partenariat avec le FCSR ne pensait pas que nous devions être loger...
De la mi-août à la mi-septembre , les cadets et juniors (une dizaine de joueurs) étions logés dans un batîment municipal à proximité du terrain d'entraînement. C'était une situation assez originale , puis que ce batîment avait pour fonction d'accueillir les centres aérés! Je garde encore le souvenir que , dans le cadre d'une fête à Rumilly , un groupe de majorettes devaient venir dormir dans le même bâtiment. Il faut imaginer la scène : prenez une bande d'adolescents mâles et de plus rugbymen avec une forte augmentation de la testostérone , mettez en contact ces éléments avec un groupe d'une vingtaine de majorettes du même créneau d'âge et vous obtenez : RIEN DU TOUT. Puis que nous avions l'interdiction de "tourner autour de ces demoiselles"!En effet , la responsable des majorettes à la vue de ce troupeau de sportif à demander à notre responsable junior de bien vouloir vérifier que nous quittions pas nos chambres la nuit. Ce fut une situation comique , puis que notre responsable était devenu notre "mère supérieure" au point même qu'il avait investi le couloir à l'entrée de notre chambre commune pour contrôler qu'un de nous ne puisse pas aller jusqu'au pêché de chair! L'Histoire ne raconte pas si certains avaient réussi à garder contact avec ces jeunes demoiselles...
Notre hébergement se situait à l'internat du Lycée professionnel Portes des deux Alpes. Ce lycée professionnel était en pleine rénovation et nous avions le droit à notre lot de surprises!(Coupure générale d'électricité et d'eau suite à une rupture de canalisation)Mais ce que le club et les lycées n'avaient pas pris en compte , c'était ce petit détail : nous étions des joueurs origianires de toute la France et par conséquent nous ne pouvions pas rentrer chez nous tous les week-end (dimanche = jour de match). Nous étions donc dans des chambres de trois. Bon cela peut déjà vous sembler étroit quand vous y restez la semaine , mais je vous promet que , nous concernant , nous ne "sortions" de ces chambres , que pour les vacances scolaires. En plus , nous n'avions pas de machines à laver à notre disposition. Cela permit d'apprendre comment laver en une dizaine de fois , dans un lavabo , avec de l'eau froide , des affaires d'entraînement dans des conditions pluvieuses. Bref , en très peu de temps , la tension était plus que palpable... Et là , je fis ma plus belle intervention de probable politicien. Les joueurs de la section m'avait nommé représentant car mon surnom était en lien avec ma réputation de sérieux : le Vieux.
C'est vrai , je ne sortais pas souvent , je restais souvent le week-end avec notre encadrante Anne-Laure en salle télé pour regarder la trilogie du samedi sur M6. On m'a parfois reprocher de ne pas assez me lacher , mais que voulez-vous , il est difficile de redresser un arbre! A la vue de la situation , je me suis "invité" à une réunion close entre les responsables du club et les proviseurs pour signaler les conditions dans lesquels nous vivions. Je reprend l'expression "inviter" car ce fut les propos du proviseur du Lycée de L'Albanais , en me voyant me rentrer dans la salle de réunion sans convocations. Avec un noeud à l'estomac , je n'ai pas démordu , j'ai exposé , pendant les cinq minutes qui m'étaient accordés par le proviseur furieux , devant une assemblée inquiètes devant la tournure de mes exemples. Des parents d'élèves et de joueurs étaient tellement effarés par mes propos qu'ils ont exigé à visiter l'internat en rénovation. Même si cela me couta une annotation sur mon bulletin de note ( comme quoi "je devais savoir rester à ma place" ) , une semaine après cette intervention , le club mit en place un système de blanchisserie par le biais de parents bénévoles du club et le lycée assouplit son réglement intérieur sur la présence de la section sportive... J'ai peut-être raté une vocation de syndicaliste?

Par Fabien - Publié dans : Celui qui a beaucoup voyager
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